Vous cherchez un pavé qui vous embarque dans un tourbillon d’émotions et de réflexions profondes ? Paradises Lost d’Éric-Emmanuel Schmitt fait un carton absolu dans les librairies bruxelloises depuis sa sortie en version anglaise fin 2024. En Belgique, où Schmitt jouit d’une popularité exceptionnelle – il est membre de l’Académie royale depuis 2012 et vit entre Paris et nos contrées –, ce premier tome de La Traversée des temps (titre français : Paradis perdus) cartonne grâce à sa profondeur philosophique unique. Les lecteurs belges, habitués aux questionnements existentiels et à la richesse culturelle de Schmitt, se l’arrachent. Pourquoi ? Parce que ce roman ose l’impossible : raconter toute l’histoire de l’humanité à travers les yeux d’un immortel né il y a 8000 ans.

La couverture et le synopsis qui donnent envie
La couverture de l’édition anglaise présente un design épuré mais puissant : des tons terreux évoquant la préhistoire, avec une silhouette solitaire face à un horizon infini. Le titre en lettres dorées rappelle l’ampleur épique du projet. Pour l’édition française Paradis perdus chez Albin Michel (ISBN : 9782226450227, 576 pages, 22,90€), la couverture arbore des nuances chaudes et mystérieuses qui évoquent la nature paradisiaque du Néolithique.
Le pitch ? Noam naît il y a 8000 ans dans un village lacustre idyllique. Après avoir été frappé par la foudre, il devient immortel par accident. Entre son amour impossible pour Noura, une femme fascinante et capricieuse, et la catastrophe du Déluge qui va détruire son monde, Noam se retrouve condamné à traverser les siècles. Ce premier volet nous plonge dans les origines de l’humanité, où animisme, nature intacte et première sédentarisation s’entremêlent. C’est du Yuval Noah Harari croisé avec Alexandre Dumas : érudit, romanesque et addictif.
Pourquoi ce livre fascine les Belges en 2026
Chez nous, Schmitt n’est pas qu’un auteur : c’est presque un compatriote. Installé en Belgique depuis des années, il incarne cette finesse franco-belge qui nous parle. En 2025, alors que les grandes questions philosophiques reviennent au centre des débats – changement climatique, identité, quête de sens –, Paradises Lost offre un regard unique sur nos origines. Les librairies bruxelloises comme Filigranes (récemment installée boulevard de Waterloo dans le Mayfair) ou les 79 points de vente du réseau Librel voient leurs stocks fondre comme neige au soleil.
Ce succès s’explique aussi par le timing. En cette époque d’incertitudes, replonger aux sources de l’humanité apporte un réconfort étrange : comprendre d’où l’on vient pour mieux savoir où l’on va. Les lecteurs belges, habitués à naviguer entre plusieurs cultures et langues, apprécient particulièrement cette perspective universelle qui transcende les frontières.
Faits croustillants sur Paradises Lost
Trente ans de gestation : Schmitt a commencé à réfléchir à ce projet titanesque juste après sa thèse de doctorat en philosophie. Imaginez : trente années de recherches scientifiques, médicales, religieuses et philosophiques condensées dans une saga de huit volumes !
Un immortel pour guide : Noam n’est pas seulement le héros ; il est notre fil conducteur à travers huit mille ans d’histoire. Schmitt revisite intelligemment les mythes fondateurs (le Déluge n’est autre que l’histoire de Noé réinterprétée) en leur donnant chair et profondeur psychologique.
Best-seller international : Traduit dans plus de 46 langues, Schmitt est l’auteur francophone le plus lu au monde. Paradises Lost confirme ce statut avec des critiques dithyrambiques : « Ambitieux et captivant » selon Foreword Reviews, « Un roman magistral » d’après Le Figaro.

L’animisme au cœur : Le titre Paradis perdus n’est pas anodin. Schmitt explore l’animisme néolithique, cette vision du monde où l’homme n’est qu’un invité parmi d’autres – plantes, animaux, éléments naturels. Une sagesse oubliée qui résonne fort en 2026, à l’heure de nos crises écologiques.
Notre mini-critique : faut-il se lancer ?
Les points forts : L’écriture de Schmitt est lumineuse, fluide, addictive. Malgré les 576 pages, on dévore ce pavé comme un thriller. L’érudition ne pèse jamais ; elle enrichit au contraire chaque scène. Les personnages sont profondément humains : Noam, tiraillé entre amour et devoir ; Noura, insaisissable et magnétique ; Barak, l’oncle géant au cœur tendre. Le Déluge n’est pas qu’une catastrophe biblique : c’est un moment de bascule civilisationnelle traité avec une intelligence rare.
Les (petits) bémols : Certains lecteurs trouvent le début un peu dense, avec beaucoup de personnages introduits rapidement. L’immortalité de Noam peut paraître parfois rocambolesque. Et si vous cherchez de l’action pure, sachez que Schmitt privilégie la réflexion et l’introspection. Mais honnêtement ? Ces « défauts » sont mineurs face à l’ampleur du projet.
Notre verdict ? Un coup de cœur absolu. Pour les amateurs de romans historiques, de philosophie accessible, d’épopées qui donnent à penser, c’est un incontournable. Et ce n’est que le début : quatre tomes sont déjà parus en français (La Porte du ciel, L’Empire des lumières, La Lumière du bonheur), le cinquième (Les Deux royaumes) sort en octobre 2025.
Anecdotes de lecteurs belges
Sophie, 34 ans, professeure à Liège : « J’ai acheté Paradis perdus à la librairie Pax et j’ai passé tout un week-end pluvieux à Liège plongée dedans. Schmitt m’a fait voyager dans le temps comme personne. J’ai pleuré au moment du Déluge, j’ai ri avec Barak, j’ai détesté puis aimé le père de Noam. C’est le genre de livre qui vous change. »
Marc, 58 ans, retraité bruxellois : « En tant que passionné d’histoire, j’étais sceptique. Mais Schmitt m’a bluffé par sa rigueur. Les notes de bas de page sont précieuses : on comprend ce qui relève de la fiction et ce qui s’appuie sur les découvertes archéologiques. J’ai dévoré les cinq premiers tomes en trois mois. »
Léa, 25 ans, étudiante à Louvain-la-Neuve : « Je ne lis presque jamais de pavés, mais mon libraire chez Filigranes m’a convaincue. J’ai adoré le personnage de Noura – complexe, imparfaite, fascinante. Et cette réflexion sur l’animisme m’a vraiment marquée. On devrait s’en inspirer aujourd’hui pour notre rapport à la nature. »
Où acheter Paradises Lost en Belgique ?
Bonne nouvelle : trouver ce livre chez nous, c’est un jeu d’enfant ! Voici vos meilleures options :
Filigranes (Bruxelles) : La référence absolue. Leur nouveau magasin de 1200 m² sur quatre étages au Mayfair (boulevard de Waterloo) propose tous les Schmitt en stock. Ambiance chaleureuse, libraires passionnés qui conseillent à merveille. Commande également possible sur leur site.
Librel.be : Ce réseau fédère 79 librairies indépendantes à Bruxelles et en Wallonie. Vous commandez en ligne, vous récupérez dans la librairie de votre choix. Idéal pour soutenir les petits commerces tout en profitant d’un stock énorme (plus d’un million de titres !).
Librairie Flagey (Bruxelles) : Adorable librairie de quartier sur la place Flagey. Comics, mangas, romans, jeux… et une section littérature belge très fournie. Les libraires organisent régulièrement des rencontres et dédicaces.
Tropismes (Bruxelles) : Galerie des Princes. Une institution bruxelloise pour les amoureux de littérature pointue. Vous y trouverez l’édition française comme anglaise.
Pax (Liège) : Pour nos amis liégeois, cette librairie propose un excellent choix et des conseils personnalisés.
En ligne : Amazon.fr, Fnac.be ou encore le site d’Albin Michel expédient rapidement en Belgique. Prix tournant autour de 22,90€ pour le broché français, 30$ pour l’édition anglaise.
Astuce belge : Si votre budget est serré, pensez aux bibliothèques publiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le prêt est gratuit ou à prix réduit, et La Traversée des temps y figure souvent.
Éric-Emmanuel Schmitt : mini-bio d’un géant de la littérature
Sur les photos récentes, Éric-Emmanuel Schmitt arbore une élégance discrète : cheveux argentés coiffés avec soin, regard bleu perçant derrière de fines lunettes, sourire chaleureux. Souvent vêtu d’une chemise noire ou d’un pull sobre, il dégage une aura à la fois intellectuelle et accessible – on l’imagine aisément autant dans un salon littéraire parisien que dans un café bruxellois.
Né le 28 mars 1960 à Sainte-Foy-lès-Lyon, ce Normalien agrégé de philosophie a soutenu sa thèse sur Diderot en 1987. Mais c’est au théâtre qu’il explose en 1991 avec La Nuit de Valognes, interprété par les plus grands (Belmondo, Delon, Charlotte Rampling). Le Grand Prix de l’Académie française couronne son œuvre théâtrale dès 2001.
Romancier, dramaturge, réalisateur, scénariste, traducteur d’opéras… Schmitt touche à tout avec un talent fou. Ses romans (Oscar et la dame rose, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran) ont été traduits en 46 langues et étudiés dans les collèges du monde entier.
En 2012, consécration ultime pour nous Belges : l’Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique lui offre le fauteuil n°33, occupé avant lui par Colette et Cocteau. En 2016, il rejoint le jury Goncourt. Installé en Belgique où il partage sa vie entre Bruxelles et Paris, Schmitt incarne ce pont culturel franco-belge qui nous est cher.
Faut-il lire Paradises Lost en anglais ou Paradis perdus en français ?
Si vous maîtrisez l’anglais, l’édition américaine (traduite par Steven Rendall et Addie Leak chez Europa Editions) offre une fluidité remarquable. Mais le français original (Paradis perdus chez Albin Michel) a cette saveur inimitable propre à Schmitt : une langue élégante, poétique, profonde. Pour une première lecture, nous recommandons chaudement la version française.
Les prochains tomes à ne pas manquer
Si Paradises Lost vous emballe, sachez que l’aventure continue :
- Tome 2 : La Porte du ciel (Babel et la tour de Nemrod)
- Tome 3 : L’Empire des lumières (Égypte des pharaons)
- Tome 4 : La Lumière du bonheur (Grèce antique, Ve siècle av. J.-C.)
- Tome 5 : Les Deux royaumes (Gaule, Rome, naissance du christianisme – sortie octobre 2025)
Trois tomes restent à paraître pour boucler cette fresque monumentale qui devrait s’achever avec la révolution industrielle. De quoi nous tenir en haleine jusqu’en 2027 au moins !
Notre conseil de lecture
Installez-vous confortablement avec une bonne tasse de café (ou une Jupiler, on ne juge pas), ouvrez Paradis perdus, et laissez-vous porter. Schmitt a ce don rare de mêler érudition et émotion, réflexion et aventure. Vous apprendrez autant sur l’humanité que sur vous-même. Et quand vous refermerez ce livre, une certitude vous habitera : nous ne sommes que des invités de passage sur cette Terre. À nous de jouer notre partition avec sagesse et beauté.
Bon voyage dans le temps avec Noam et Noura. Vous ne le regretterez pas.
