Petite moisson pour cent interprètes

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Description

Le nom stichou, créé par Isabelle Bielecki, s’inspire de deux mots, l’un de l’Est et l’autre de l’Ouest. Le premier mot, « stichok », est russe et signifie « petit poème », le second, « chou », est synonyme de l’adjectif français mignon. Le stichou est court puisqu’il se compose toujours de cinq vers. Sa nouveauté réside dans la combinaison entre le fond et la forme : les deux premiers vers décrivent une activité des plus banales de la vie quotidienne, commune à tout un chacun, le troisième vers, inchangé, fait transition, ou levier, tandis que les deux derniers vers projettent le stichou dans un monde imaginaire fait de poésie, d’humour ou de philosophie. Le stichou a fait l’objet de nombreux ateliers d’écriture poétique animés par sa créatrice ainsi que par d’autres animateurs d’ateliers d’écriture, destinés tant à de jeunes élèves qu’à des adultes de tous âges.

« A l’instar du surréalisme belge, le stichou s’inspire de notre univers familier. Si Magritte nous dévoile des « solutions rêvées » aux problèmes de la vie quotidienne, le stichou ​propose des réponses inattendues à nos préoccupations routinières. Cette façon de relier le monde réel avec notre imaginaire me rappelle le principe des « affinités électives », une démarche créative que le peintre inaugure en 1936 : chaque objet que nous regardons réveille en nous le souvenir d’une image tapie dans l’inconscient. Les liens entre les objets ne s’expliquent plus par leur rôle ordinaire mais par une association libre et spontanée. Ennemi de l’automatisme en peinture, Magritte réfléchissait à de multiples variantes avant de trouver une illustration percutante de son idée. Ainsi s’exerce l’art du stichou : si l’idée s’impose à nous comme une évidence, sa formulation demande une bonne maîtrise de la langue. Le stichou pose un regard sensible aux moments simples de la vie. Il les teinte des saveurs de notre enfance, de l’insouciance d’une rêverie légère ou de sentiments parfois plus profonds. A l’instar du Surréalisme, il est un art de vivre. » Chloé Thibault, Musée René Magritte.

Petite moisson pour cent interprètes | Isabelle Bielecki | Le Coudrier | 70 pages, 50 illustrations noir et blanc de Mélanie Cortembos et ses élèves de 5ème | 2016 | ISBN : 978-2-930498-69-0

Informations complémentaires

Dimensions 14 × 20 cm

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