Des gratte-ciel dans Bruxelles

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Description

Bruxelles a joué un rôle précurseur dans l’apparition des tours de bureaux sur le continent européen. Soucieuse de son image auprès des visiteurs de l’exposition universelle de 1958, la capitale belge s’est dotée d’infrastructures de transport modernes qui ont accéléré la mutation administrative du centre. Ce n’est donc pas par hasard que les tours bruxelloises ont été implantées le long de ces grands axes : la jonction ferroviaire entre les gares du Nord et du Midi, la Peinture Ceinture et l’avenue Louise. Construites sans vue d’ensemble ni planification à long terme, la plupart d’entre elles ont été érigées au détriment de quartiers densément peuplés ou de sites historiques importants, comme le Sablon, le Jardin Botanique ou l’abbaye de la Cambre.

Ce nouveau guide Badeaux – le cinquième de la série – tente de comprendre et d’expliquer le contexte d’apparition des tours dans le monde d’abord, à Bruxelles ensuite. Il retrace le parcours historique des tours bruxelloises de 1955 à nos jours avant de dresser un bilan, malheureusement sans appel, de leur implantation.

C’est ainsi que vous serez sans doute étonné d’apprendre que :

  • Les tours, un sport planétaire : alors que le développement durable est sur toutes les lèvres, la tendance à construire des tours n’a jamais été aussi forte dans le monde.
  • Les prémices de la ville verticale : le désir de construire en hauteur est présent dans toutes les civilisations depuis les origines de l’humanité. Péché d’orgueil pour les récits bibliques sur l’origine de l’homme, il est de tout temps symbole de puissance et signe extérieur de richesses. Des pyramides d’Egypte aux cathédrales du Moyen Age, des beffrois des villes franches aux tours du 20ème siècle, toutes célèbrent un profond besoin de conquête, de domination, de permanence illusoire face à l’éphémère. Le gratte-ciel naît dans un contexte économique particulier, celui de la croissance urbaine et des affaires, dans un environnement de plus en plus dominé par le secteur tertiaire. L’Amérique est la première à en faire l’expérience. A l’instar des cathédrales, la tour de bureaux exige une mise de fonds considérable, assurée cette fois par les grandes sociétés capitalistes nées de la révolution industrielle. Tributaire de l’évolution des techniques, elle change aussi de style et d’allure avec les progrès de son temps.
  • Le boulevard sur la jonction ferroviaire : du plan Manhattan avorté du quartier Nord à la tour du Midi en passant par la tour des Finances et par celle du Sablon, la reconstruction fonctionnaliste du centre s’étale sur un demi-siècle.
  • La Petite Ceinture et l’avenue Louise : commencée avec les travaux routiers, la mutation administrative de la Petite Ceinture et de l’avenue Louise s’accompagne de la construction de quelques gratte-ciel, implantés au hasard des opportunités.
  • Les stigmates d’une longue errance : la crise économique des années 1970 provoque un coup d’arrêt provisoire dans la construction des tours de bureaux. Chaotique, la répartition spatiale des tours bruxelloises est la conséquence de l’émiettement du pouvoir de décision. Pour le patrimoine bruxellois, la construction des tours a eu un effet dévastateur. La tentative de préserver le Pentagone historique de constructions hors d’échelle a fait long feu. Reconstruites ou rénovées, les tours feront encore longtemps partie du paysage bruxellois.

Des gratte-ciel dans Bruxelles — La tentation de la ville verticale | Thierry Demey | Guides Badeaux | 200 pages + 325 illustrations en couleurs | 2008 | ISBN : 978-2-96004145-3

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